Figuerolles – plongée de réadaptation à la méditerranée … First cave ?
Plongée du mardi 29 Juin 2010
Je sais que vous attendez encore la suite des récits de plongée d’Égypte, mais il en faut pour tous les goûts !
Alors j’alterne un peu … et j’en reviens à notre toute première plongée après notre retour d’Égypte… 
Je suis un peu désolée si tout cela vous semble bordélique. Je sais qu’en ce moment je vous les fais un peu dans le désordre, mais je fonctionne à l’envie et puis comme ça, ça vous fait voir du paysage en vous donnant l’impression que d’une semaine à l’autre nous changeons de mer…

Comme vous l’avez compris, il s’agit de notre plongée de réadaptation à la méditerranée. Cela fait 2 jours que nous sommes revenus de notre voyage en Égypte et l’eau salée nous manque déjà.
Nous sommes sensés reprendre le taff dès le jeudi 1er Juillet et on se dit qu’une petite plongée de reprise ce mardi matin c’est plutôt pas mal …
… et puis, il faut bien se réadapter à notre dure réalité de plongeurs de méditerranée ! 
Vous savez, ces plongées pourries, avec des teintes pâlichonnes, où il n’y a rien à voir, des paysages sinistres et des épaves qui ne présentent aucun intérêt historique ou plongistique …
… Bon ça va … si on ne peut plus plaisanter entre nous ! 
Bien bien …
…
En ce qui concerne le terme de réadaptation, je ne suis tout de même pas loin du compte.
D’une part, je dois remettre une semi-étanche (7mm)… mes palmes réglables, mon bloc acier, etc … ET je vais devoir affronter une eau à … 16°C au fond !!!

J’vous raconte même pas le choc, mon cœur a bien failli s’arrêter…
Attention, je vous entends …
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… Oui j’ai un cœur !
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Pour cette reprise Marseillaise nous sommes allés à La ciotat, dans la calanque de Figuerolles. Oui je sais, La Ciotat ce n’est pas Marseille, pas la peine de me sortir le point Google maps pour me prouver mon erreur…

Vous savez, c’est cette superbe calanque qui n’est absolument pas prise d’assaut en été par les vacanciers pour se faire bronzer sur la plage.
Par chance, en arrivant, nous trouvons une place dans le parking microscopique de la dite calanque et c’est en plein soleil que nous nous équipons sous le regard quelque peu interrogateurs des passants.
Une fois le bloc sur le dos, nous attaquons la descente des 89 marches.
Je meurs de chaud ! On tente tant bien que mal de ne pas piétiner les personnes qui obstruent le passage jusqu’à la mer…
Une fois au bord de l’eau, je jette mon bloc à l’eau et finit de me préparer à terre. Comme d’habitude, on fait un peu l’air de rien …
Quoi ? On nous regarde ? Ha bon … j’avais pas remarqué !
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Une fois les combinaisons fermées, je me mets à l’eau avant d’avoir de la vapeur qui s’échappe par toutes les extrémités. Je gonfle mon gilet, histoire de pouvoir y déposer mon appareil photo dedans le temps pour moi d’enfiler mes palmes. Je tente ensuite d’enfiler ma cagoule, mais je me suis arrêtée avant de devenir chauve !
…
De toute évidence, ça ne passe pas facilement avec les cheveux secs, du coup, je trempe la tête sous l’eau puis je recommence la manœuvre échouée de tout à l’heure… C’est déjà mieux !
… Bon, j’y ai laissé pas mal de cheveux dans l’histoire, mais bon, c’était ça ou de toute façon je les perdais sous l’eau à cause du froid.
Vient ensuite le moment le plus glamour dans la vie d’un plongeur … « Le craché dans le masque » … Ah oui, sans nul doute, ça c’est la classe intégrale ! 




Je vous passe les détails pour que ce soit le plus efficace possible… Mais en fait, ça me sert à rien de faire ça maintenant car nous ne nous immergeons pas ici. Nous devons d’abord palmer jusqu’à la sortie de la calanque sur environ 300m …
Ce qui est marrant à ce moment là, c’est qu’une fois tout équipé, les gens sur la plage vous observe avec encore plus d’attention, cherchant à vous voir vous enfoncez sous l’eau, mais non ! Là on part en capelé jusqu’à la sortie de la calanque d’où ils ne peuvent plus nous voir. 
Et la plongée dans tout ça ?
Figuerolles est une plongée que nous avons souvent faite avec Fred et que vous commencez également à connaître et vous savez déjà qu’il y a une grotte dans laquelle on trouve souvent de la vie. Ce que je n’ai pas souvent dit, c’est que cette fameuse grotte se resserre de plus en plus jusqu’à laisser un petit trou à partir duquel il ne s’agit plus de plongée loisir mais bien de plongée spéléo…!
Le titre de l’article « First cave ? » … ça vous fait pensez à quoi ?

Non sérieusement, vous pensez vraiment que nous avons fait notre première plongée spéléos tous les deux comme ça ? Vous êtes « barjots » ou quoi !!!!
…
Les photos que vous voyez, même si elles pourraient donner l’impression d’une plongée spéléologique ont été prises dans la grotte, dans la partie facilement accessible pour peu qu’on ait un minimum de matos comme un phare par personne.
J’ai volontairement donné ce titre à l’article car je trouvais que les photos rendaient compte d’un espace bien plus confiné que ce qu’il me semblait en réalité et donc, donnaient l’impression d’être en plongée spéléo ce qui n’est pas du tout le cas ici…

D’ailleurs, je me permets un aparté même si je n’aime pas donner de leçons, mais il me parait important de préciser certaines évidence par moment.
[La plongée spéléo...
Attention, il ne s'agit plus de plongée loisir comme on nous l'enseigne dans les clubs de plongées classiques. Ce type de plongée demande une expérience significative, une formation adaptée et du matériel spécifique en plus des redondances de matériel que nous n'avons pas toujours dans nos plongées habituelles. On ne s'improvise pas plongeur spéléo, c'est quelque chose qui s'apprend. Alors si vous avez l'occasion de faire cette plongée, ce que je vous souhaite, ne vous aventurez pas au delà de ce qu'il vous est possible de gérer. Si la plongée spéléo vous intéresse, dans ce cas, faite appel aux structures spécialisées qui vous feront découvrir cette autre discipline de la plongée. Je dis ça, je dis rien, moi c'est juste pour que la plongée reste toujours un plaisir...
]
Donc voilà, les photos que je vous ai présentées sont en fait prises dans le tunnel de la grotte, celui qui conduit à une pièce un peu étroite au bout mais souvent pleine de vie. D’ailleurs, nous y avons vu une mostelle, mais comme le fond est de sable fin, au moindre mauvais coup de palme, nous avons soulevé le fond et on n’y voyait plus rien … ! Mais alors… plus rien …
… On n’a pas été très fort sur ce coup-ci…
Voici la mostelle, ou du moins, la photo que j’ai essayée de prendre face à un nuage de sable fin. Et encore, là, je trouve qu’on la voit bien…
Je ne vous raconte même pas la gueule du cliché original.
ni même la vision réelle que nous avions dans la grotte.
Fred pourrait témoigner que le nuage était tellement épais qu’on voyait à peine l’ombre de la mostelle à la lueur de nos phares.
Le flash permet tout de même d’accomplir des miracles.

Dans la grotte, nous avons également fait la rencontre d’une langouste plutôt curieuse et qui était attirée par la lumière de nos phares ce qui est plutôt rare. En général elles fuient les sources lumineuses et aiment rester cachées.
Là, on devine qu’elle est tout de même bien enfoncée dans un simple trou qui se trouve sur la paroi de la grotte.
Bon, ce n’est pas tout ça, mais ce n’est pas une plongée caverne que nous sommes venus faire, alors il serait temps de ressortir à la lumière du jour.
Encore une fois, je laisse Fred passer devant. Et je le suis dans la lumière… nous continuons notre plongée sur le tombant main droite, mais contrairement à d’habitude, j’ai un peu de mal à voir les choses. Je trouve tout de même ces nudibranches toujours sur leur éponge spécifique.
Inutile de vous dire que l’eau froide commence à m’engourdir légèrement le corps… A force de plonger dans une eau à 29°C, on devient forcément moins résistant et plus difficile… 
D’ailleurs, je ne resterai pas longtemps en dessous de 20m. Déjà, parce que pour cette première, je n’ai pas envie de me payer du palier et ensuite, parce que je me gèle tout simplement !!!
Et apparemment je ne suis pas la seule à me geler.
Toujours main droite, je suis surprise de voir qu’il n’y a que peu de spirographes alors qu’avant de partir il y en avait de partout. C’est fous comme le paysage sous-marin change vite au grès des saisons.
Par contre, je suis contente de constater que le corail rouge orne de plus en plus le tombant qui longe l’entrée de la grotte.
On en trouve pas mal sous les surplombs. Je trouve ça très jolie en vrai, mais j’ai toujours un peu de mal à leur redonner toute leur finesse en photo. Ce contraste de rouge et blanc est parfois un peu violent.
Fred me montre d’ailleurs ce petit Diaphorodoris luteocincta.
Il est tout petit en réalité. Je crois qu’il peut faire jusqu’à 12mm !
Je n’en ai pas souvent photographié et sans lentille macro c’est un peu la galère, mais je les trouve quand même tout mimi…

Nous poursuivons notre plongée en remontant chercher un peu de chaleur dans les hauteurs, mais ça me fait presque bizarre de retrouver ces fonds si différents des fonds de Mer Rouge… Pas de sable ici, mais de la roche un peu partout à perte de vue.
Quelques bancs de poissons au loin nous accompagne timidement et ne se laissent approcher si facilement, ça change un peu quand même. Ici, ce ne sont pas les poissons qui sont les plus colorés mais plutôt les gorgones et les éponges ainsi que les herbiers et nudibranches en toutes sortes.
Nous avons déjà attaqué le chemin du retour et le froid quitte petit à petit mon corps mais il faut dire que la différence de température entre la surface et le fond est surprenante.
Nous passons d’un coup de 22°C à 17°C… On a beau s’y attendre, ben ça surprend ! 
Un léger regard à mon ordi … Cela fait déjà 60 minutes que nous sommes sous l’eau.
Encore quelques coups de palmes et nous rejoindrons bientôt la plage.
Un dernier doris céleste ou Hypselodoris orsinii (merci Françoise de m’avoir fai remarqué mon erreur
) pour la route… puis nous voilà déjà dans la calanque des baigneurs.
Le fond est recouvert de ces petites « plantes »… En fait, je ne sais pas vraiment s’il s’agit de plantes, mais je trouve que ça y ressemble assez. (EDIT: Il s’agit d’acétabulaires … voir commentaire d’Eric.
)
En arrivant non loin de la plage, je montre à Fred une baigneuse au dessus de nos têtes. J’hésite à la caresser de mes bulles, mais d’un autre côté, je ne veux pas lui faire peur. Je ne sais pas si vous avez essayé, mais les bulles c’est vachement drôle et en plus ça chatouille !

Nous faisons surface en plein milieu des baigneurs qui nous regardent u peu bizarrement… Mais bon, c’est normal !
Il ne nous reste plus qu’à remonter tout notre matos et à nous changer. Qu’est ce que ça fait du bien de revoir la mer … moi, ça me manquait déjà. Et je ne peux m’empêche de penser à tous ceux avec qui nous étions en Mer Rouge et pour qui leur prochaines plongées allaient se faire en lac… Grrrr… j’ai froid rien que d’y penser ! 
A bientôt pour d’autres plongées entre ici et ailleurs.
Niki

… Oui j’ai un cœur ! 












Bravo pour ce CR et pour ces clichés de la grotte !!!!
Tu fais bien de rappeler les règles élémentaires de la plongée sout qui ne doit clairement pas se faire en improvisation .
Bien belles plongés nous y étions le samedi de la sortie P.com avec stef et la mostelle et la langouste sont toujours là !!!
En revanche on a aussi vu tout au bout de la grotte un homard !!!!
Mais pour le voir, la maitrise de la flotta, un bon trim et un bon frog kick sont de rigueur sous peine de silt out ……
Bon, la prochaine fois, si je ne me perds pas
, nous irons voir le homard…

Hello !!
M’énervent ces deux-là !!!

C’est que ça donne envie à force de vous entendre en parler…
S’il n’y avait ces 89 marches….
Sinon pour le nudi bleu toujours sur son éponge grise c’est un « doris céleste » ou Hypselodoris orsinii et non un « doris tricolore » ou Hypselodoris tricolor qui est plus grand et a des lignes plus jaunes plus larges tout du long…
Figuerolles est vraiment une plongée sympa, même si des fois, il arrive qu’on si perde un peu …
Sinon pour le doris tu as tout à fait raison. J’avis remarqué mon erreur mais j’ai eu la flemme de corriger. En tout cas, grâce à toi, tout le monde sait que je m’a trompé maintenant …



Et les « petites plantes » sont des acétabulaires, des algues unicellulaires dont le noyau est dans le pied (pour une fois que je sais quelques chose avec un nom scientifique …
Très jolies couleurs/exposition et relief sur la première photo avec les doris sur l’éponge, tu traites avec quelle process ? tu fais du raw ou direct du jpeg ?
Merci Eric pour les acétabulaires, j’ai apporté du coup une petite correction à l’article.
C’est vrai que le relief est bien rendu sur la photo des Doris, mais c’est en partie grâce au flash et à son placement qui rend bien les ombres. Quand j’ai vu l’éponge et les teintes autour, je me suis dis que pour une fois, je pouvais prendre une photo d’ensemble. Je pensais qu’en ramenant un peu de bleu sur le fond, ça ferait un tableau assez coloré et que ça pouvait être sympa. L’éponge se poursuivait avec encore 4 ou 5 doris dessus, mais ensuite je n’arrivais plus à récupérer le bleu du fond et du coup on avait moins l’impression de profondeur.
Sinon, tous les clichés c’est RAW+JPEG. Pour les RAW, j’utilise le logiciel de Canon, Digital Photo Professional (DPP), je l’aime bien et il permet de faire pas mal de choses.